La quatrième exposition du Musée d’Art et de Culture Soufis MTO « Le désir du cœur » explore le désir sous toutes ses formes, un sentiment profondément ancré dans la pensée soufie.
Inauguré le 28 septembre 2024, le Musée d’Art et de Culture Soufis MTO (MACS MTO) est le seul musée au monde dédié aux principes et expressions artistiques du soufisme. Voie spirituelle de l’Islam, le soufisme y est exploré à travers ses valeurs universelles, portées par une collection d’œuvres et d’objets qui s’étend de l’époque achéménide à nos jours.
Le musée se distingue par ses expositions annuelles, qui mettent en dialogue des créations artistiques contemporaines avec la collection soufie.
La quatrième exposition du Musée d’Art et de Culture Soufis MTO « Le désir du cœur » explore le désir sous toutes ses formes, un sentiment profondément ancré dans la pensée soufie. Loin d’être une aspiration qu’il faudrait réprimer ou dépasser, cette dimension profondément humaine peut devenir une force créatrice dans les sphères artistique, émotionnelle et spirituelle. Réunissant de nouvelles œuvres de six artistes en dialogue avec la collection du musée, l’exposition explore ce que signifie vivre avec l’absence, préserver l’espoir malgré la distance et faire du désir une voie vers la connexion avec l’autre, la transformation et l’approfondissement spirituel.
« L’exposition cherche à toucher à quelque chose de fondamental et de profondément universel : la persévérance et l’espérance de l’esprit humain, portées par cet état de désir. » - Jessica Cerasi, commissaire de l’exposition
Le concept de désir dans la tradition soufie
Le concept de désir (shawq en arabe) irrigue la pensée soufie, notamment à travers la poésie de Rūmī, d’Ibn Arabī et de Rābiʿa al-ʿAdawiyya, ou encore de récits tels que
Leyli et Majnûn ou l’allégorie de la Rose et du Rossignol. La parabole du ney de Rūmī, la flûte de roseau arrachée à son lit et implorant son retour, personnifiée dans les premiers vers du Masnavi, illustre la compréhension soufie de la séparation comme condition qui éveille l’amour.
Loin d’un état mélancolique, le shawq est décrit par les maîtres soufis comme un feu qui consume l’attachement et l’illusion, animant la quête d’union avec le Divin.
Le musée se distingue par ses expositions annuelles, qui mettent en dialogue des créations artistiques contemporaines avec la collection soufie.
La quatrième exposition du Musée d’Art et de Culture Soufis MTO « Le désir du cœur » explore le désir sous toutes ses formes, un sentiment profondément ancré dans la pensée soufie. Loin d’être une aspiration qu’il faudrait réprimer ou dépasser, cette dimension profondément humaine peut devenir une force créatrice dans les sphères artistique, émotionnelle et spirituelle. Réunissant de nouvelles œuvres de six artistes en dialogue avec la collection du musée, l’exposition explore ce que signifie vivre avec l’absence, préserver l’espoir malgré la distance et faire du désir une voie vers la connexion avec l’autre, la transformation et l’approfondissement spirituel.
« L’exposition cherche à toucher à quelque chose de fondamental et de profondément universel : la persévérance et l’espérance de l’esprit humain, portées par cet état de désir. » - Jessica Cerasi, commissaire de l’exposition
Le concept de désir dans la tradition soufie
Le concept de désir (shawq en arabe) irrigue la pensée soufie, notamment à travers la poésie de Rūmī, d’Ibn Arabī et de Rābiʿa al-ʿAdawiyya, ou encore de récits tels que
Leyli et Majnûn ou l’allégorie de la Rose et du Rossignol. La parabole du ney de Rūmī, la flûte de roseau arrachée à son lit et implorant son retour, personnifiée dans les premiers vers du Masnavi, illustre la compréhension soufie de la séparation comme condition qui éveille l’amour.
Loin d’un état mélancolique, le shawq est décrit par les maîtres soufis comme un feu qui consume l’attachement et l’illusion, animant la quête d’union avec le Divin.